iPPSD5 / Acrodysostose de type 2
Définition :
L'acrodysostose de type 2 ou iPPSD5 (Inactivating PTH/PTHrP Signaling Disorders), est une maladie rare du développement osseux et hormonal. Elle appartient au groupe des iPPSD (pathologies de l’inactivation de la signalisation PTH/PTHrP), des maladies liées à une mauvaise réponse de certaines cellules aux signaux de la parathormone (PTH) ou de protéines proches impliquées dans la croissance osseuse. Elle se manifeste surtout par une petite taille, des mains et des pieds courts et larges, des doigts et des orteils courts (brachydactylie) et des particularités du visage.
Cette maladie est causée par des mutations du gène PDE4D. Ce gène participe à la régulation de l’AMP cyclique, un messager utilisé par les cellules pour répondre à plusieurs signaux hormonaux. Lorsque cette voie fonctionne mal, le développement des os et du cartilage peut être perturbé. Chez certains patients, il peut aussi exister une résistance à certaines hormones, notamment la PTH, qui participe à l’équilibre du calcium et du phosphate, ou la TSH, qui stimule le fonctionnement de la thyroïde. Cette résistance hormonale est cependant moins fréquente que dans l’acrodysostose de type 1 liée à PRKAR1A.
L’acrodysostose de type 2 / iPPSD5 est héritée de manière autosomique dominante, ce qui signifie qu’un patient atteint a hérité d’un de ses deux parents d’une mutation qui a un impact sur la fonction du gène. Certains patients ont pu développer spontanément une mutation ; il s’agit alors d’une mutation de novo.
Cette maladie se caractérise notamment par une brachydactylie, des mains petites, des pieds larges, une petite taille de sévérité variable, ainsi qu’une hypoplasie maxillo-nasale, c’est-à-dire un développement insuffisant de la partie moyenne du visage, de la région du nez et de la mâchoire supérieure.
Des symptômes supplémentaires peuvent inclure une atteinte cognitive de degré variable, des troubles du comportement, une perte auditive, une hypertension intracrânienne, des déformations des membres inférieurs, ainsi que des manifestations allergiques comme une atopie, une rhinite ou un eczéma. Chez certains patients, une surveillance hormonale peut être nécessaire, notamment pour rechercher une résistance à la PTH, à la TSH ou plus rarement à des hormones impliquées dans le développement pubertaire.
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