Syndrome de Fanconi primitif rénotubulaire

Définition :

Le syndrome de Fanconi primitif rénotubulaire est une maladie génétique rare du rein. Il touche une partie du rein appelée tubule proximal, qui sert normalement à récupérer dans le sang des substances utiles filtrées par les reins. Lorsque ce tubule fonctionne mal, plusieurs substances sont perdues en excès dans les urines.

Ces pertes peuvent concerner le glucose, alors que le taux de sucre dans le sang est normal, le phosphate, le bicarbonate, certains acides aminés, le potassium, l’eau et de petites protéines. Elles peuvent entraîner une déshydratation, une acidité excessive du sang, des troubles des sels minéraux et une fragilité osseuse.

On parle de forme primitive lorsqu’il s’agit d’une atteinte héréditaire du tubule rénal, et non d’un syndrome de Fanconi secondaire à une autre maladie, comme la cystinose, la maladie de Dent ou le syndrome de Lowe, ou à un médicament.

Cette maladie peut être causée par des mutations de différents gènes, notamment GATM, EHHADH ou SLC34A1.

  • Le gène GATM intervient dans le fonctionnement mitochondrial, c’est-à-dire la production d’énergie dans les cellules.
  • Le gène EHHADH participe au métabolisme des acides gras.
  • Le gène SLC34A1 code un transporteur qui aide le rein à réabsorber le phosphate. Des formes plus rares liées à NDUFAF6, impliqué dans le fonctionnement mitochondrial, ont également été décrites.

Le mode de transmission dépend du gène impliqué. Les formes liées à GATM ou EHHADH sont généralement héritées de manière autosomique dominante, ce qui signifie qu’un patient atteint a hérité d’un de ses deux parents d’une mutation qui a un impact sur la fonction du gène. Les formes liées à SLC34A1 ou NDUFAF6 sont généralement héritées de manière autosomique récessive, ce qui signifie qu’un patient atteint a hérité d’une copie mutée du gène de chaque parent. Les parents sont alors généralement porteurs sains, sans symptôme de la maladie.

Le syndrome de Fanconi primitif rénotubulaire se manifeste notamment par une production excessive d’urines (polyurie), une soif importante, une déshydratation, un retard de croissance, une fatigue, une faiblesse musculaire et une perte de phosphate dans les urines. Chez l’enfant, cette perte de phosphate peut entraîner un rachitisme, c’est-à-dire un défaut de minéralisation de l’os en croissance.

Des symptômes supplémentaires peuvent inclure une glycosurie normoglycémique, c’est-à-dire la présence de glucose dans les urines alors que le taux de glucose dans le sang est normal, une acidose tubulaire rénale, une faible densité osseuse, des douleurs osseuses, des déformations des membres inférieurs ou des fractures. Selon le gène impliqué, une insuffisance rénale progressive peut aussi apparaître au cours de l’évolution.

Ressources utiles :

📘 Documents

Carte d’urgence générique

Pour en savoir +