Définition

La pseudohypoparathyroïdie de type 1B (PHP1B), ou iPPSD3 (Inactivating PTH/PTHrP Signalling Disorder type 3), est une maladie rare dans laquelle l’organisme répond insuffisamment à la PTH (hormone parathyroïdienne), principalement au niveau du rein. Elle appartient au groupe des iPPSD .

La PTH contribue normalement à maintenir l’équilibre du calcium et du phosphate dans le sang. Lorsque le rein répond mal à cette hormone, une hypocalcémie, c’est-à-dire un taux trop bas de calcium, et une hyperphosphatémie, c’est-à-dire un taux trop élevé de phosphate, peuvent apparaître. Le taux de PTH augmente alors généralement car l’organisme tente de compenser cette résistance.

Dans l’iPPSD3, la cause est généralement une anomalie du contrôle de l’expression du locus GNAS, plutôt qu’une mutation modifiant directement la séquence du gène. Certaines régions de GNAS portent des marques appelées méthylations, qui participent à déterminer quelle copie du gène, maternelle ou paternelle, doit être active dans certains tissus.

Ces marques de méthylation sont anormales au niveau d’une ou de plusieurs régions de contrôle de GNAS, notamment la région A/B. Cela peut réduire l’expression de la protéine Gsα dans certains tissus, en particulier dans le tubule proximal du rein, et ainsi expliquer la résistance à la PTH. L’origine de ces anomalies peut varier. On distingue notamment deux situations :

Formes sporadiques : les anomalies de méthylation peuvent toucher plusieurs régions de contrôle du locus GNAS. Elles surviennent le plus souvent chez une personne sans antécédent familial connu.

Formes familiales : lorsque l’anomalie de méthylation est limitée à certaines régions, notamment la région A/B, elle peut être liée à une délétion touchant STX16. La maladie apparaît lorsque cette anomalie est transmise par la mère. Lorsqu’elle est héritée du père, la personne est généralement asymptomatique mais peut transmettre l’anomalie à sa descendance.

Les patients présentent principalement une résistance à la PTH. Une résistance à la TSH, hormone qui stimule la thyroïde, peut également être observée, mais elle est généralement modérée. Contrairement à certaines formes d’iPPSD2, les signes d’ ostéodystrophie héréditaire d’Albright (OHA) sont habituellement absents.

Pour aller plus loin : retrouvez les documents et ressources consacrés aux iPPSD.

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