iPPSD2 / Pseudohypoparathyroïdie de type 1A
Définition
La pseudohypoparathyroïdie de type 1A (PHP1A), ou iPPSD2 d’origine maternelle (iPPSD2mat) (Inactivating PTH/PTHrP Signalling Disorder type 2), est une maladie génétique rare dans laquelle l’organisme répond insuffisamment à plusieurs hormones, en particulier à la PTH (hormone parathyroïdienne) et à la TSH, qui stimule la thyroïde. La résistance à la TSH peut être présente très tôt, parfois dès la naissance, et entraîner une hypothyroïdie. La résistance à la PTH apparaît généralement plus tard, progressivement au cours de l’enfance.
Dans cette maladie, le signal transmis par certaines hormones ne parvient pas correctement à agir à l’intérieur des cellules. La résistance à la PTH peut entraîner une hypocalcémie, c’est-à-dire un taux trop bas de calcium dans le sang, associée à une hyperphosphatémie, c’est-à-dire un taux trop élevé de phosphate, et à une augmentation de la PTH dans le sang.
Cette maladie est causée par une mutation entraînant une perte de fonction du gène GNAS, située sur la copie du gène héritée de la mère. GNAS permet notamment la fabrication de la sous-unité Gsα, une protéine essentielle à la transmission du signal de plusieurs hormones à l’intérieur des cellules.
La transmission est autosomique dominante avec un effet lié à l’origine parentale de la mutation. Une personne porteuse d’une mutation de GNAS a, à chaque grossesse, un risque de 50 % de la transmettre à son enfant. Lorsque la mutation est héritée de la mère, elle est généralement associée à une résistance hormonale et au phénotype iPPSD2mat. Chez certains patients, la mutation apparaît spontanément ; il s’agit alors d’une mutation de novo.
La PHP1A / iPPSD2mat s’accompagne habituellement de signes d’ ostéodystrophie héréditaire d’Albright (OHA), pouvant associer une petite taille, une morphologie parfois trapue, un visage plutôt rond, des doigts ou des orteils courts (brachydactylie) et parfois des ossifications ectopiques, c’est-à-dire la formation anormale de tissu osseux dans la peau ou les tissus sous-cutanés.
Des manifestations supplémentaires peuvent inclure une obésité précoce, un ralentissement de la croissance parfois lié à une résistance à la GHRH, hormone qui stimule la production d’hormone de croissance, ainsi que des anomalies de la puberté ou de la fonction reproductive. Certains patients peuvent également présenter des difficultés d’apprentissage ou un trouble du neurodéveloppement d’intensité variable.
Pour aller plus loin : retrouvez les documents et ressources consacrés aux iPPSD.
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