Atélostéogenèse type I

Définition

L’atélostéogenèse de type I est une maladie génétique extrêmement rare et très sévère du développement osseux. Elle se manifeste dès la période prénatale par un raccourcissement très important des membres, de multiples luxations articulaires, notamment au niveau des hanches, des genoux et des coudes, des pieds bots et un thorax étroit. Elle entraîne également des anomalies importantes de l’ossification des vertèbres et des os longs.

Cette maladie est causée par des mutations du gène FLNB, qui permet la production de la filamine B. Cette protéine participe à l’organisation du squelette interne des cellules et joue un rôle important dans le développement du cartilage, des os et des articulations. Les mutations responsables de l’atélostéogenèse de type I entraînent un gain de fonction de la filamine B, ce qui perturbe fortement le développement normal du squelette.

L’atélostéogenèse de type I correspond à un mode de transmission autosomique dominant, puisqu’une seule copie mutée du gène FLNB suffit à provoquer la maladie. Cependant, en raison de la très grande sévérité de cette forme, les mutations responsables apparaissent dans la très grande majorité des cas de novo, c’est-à-dire spontanément chez le fœtus, sans être présentes chez l’un des parents.

Les anomalies osseuses peuvent inclure une ossification très insuffisante des vertèbres, des humérus et des fémurs très courts, incomplets ou parfois presque absents, ainsi que des radius, des ulnas et des tibias courts ou incurvés. Le bassin et les fibulas peuvent également être insuffisamment développés, tandis que l’ossification de certains os des mains et des pieds est réduite.

Des particularités du visage peuvent comprendre un front proéminent, des yeux plus espacés que la normale, un développement insuffisant de la partie moyenne du visage et une petite mâchoire (micrognathie). Une fente palatine peut également être présente.

L’atélostéogenèse de type I est une maladie de pronostic extrêmement sévère. Les enfants atteints sont généralement mort-nés ou décèdent peu après la naissance. L’insuffisance respiratoire est notamment liée à un développement insuffisant des poumons (hypoplasie pulmonaire) et peut être aggravée par une fragilité importante des voies respiratoires appelée trachéobronchomalacie.

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