Syndrome de calcinose tumorale hyperphosphatémique familiale

Définition

La calcinose tumorale hyperphosphatémique familiale est une maladie génétique rare du métabolisme du phosphate. Elle se caractérise par un taux trop élevé de phosphate dans le sang (hyperphosphatémie) et par la formation de dépôts calcifiés dans les tissus mous, le plus souvent autour des grosses articulations comme les hanches, les épaules ou les coudes.

La maladie peut également se manifester par une atteinte appelée hyperostose hyperphosphatémique, caractérisée par des épisodes douloureux d’inflammation et d’épaississement de certains os. La calcinose tumorale et l’hyperostose hyperphosphatémique font partie d’un même spectre de manifestations, dont l’expression peut varier d’une personne à l’autre.

Cette maladie peut être causée par des mutations de l’un des trois gènes suivants :

GALNT3 permet la production d’une enzyme qui protège normalement l’hormone FGF23 contre sa dégradation. Lorsque cette enzyme ne fonctionne pas correctement, une quantité insuffisante de FGF23 actif est disponible dans l’organisme.

FGF23 permet la production de l’hormone FGF23, qui joue un rôle essentiel dans la régulation du phosphate. Certaines mutations de ce gène empêchent la production d’une quantité suffisante de FGF23 actif.

Plus rarement, la maladie peut être liée à des mutations du gène KL, qui permet la production de la protéine Klotho. Cette protéine est indispensable à l’action de FGF23 sur les reins. Lorsque Klotho ne fonctionne pas correctement, l’organisme devient résistant à l’action de FGF23.

Dans ces différentes formes, l’action de FGF23 est insuffisante. Les reins réabsorbent alors trop de phosphate au lieu de l’éliminer dans les urines, ce qui entraîne une hyperphosphatémie. L’excès de phosphate favorise ensuite la formation de dépôts de phosphate de calcium dans les tissus.

La calcinose tumorale hyperphosphatémique familiale est héritée de manière autosomique récessive, ce qui signifie qu'un patient atteint a hérité d'une copie mutée du gène de chaque parent, ce qui a entraîné le développement de la maladie. Les parents sont généralement porteurs sains, sans symptôme de la maladie.

La maladie se manifeste principalement par des masses calcifiées sous-cutanées ou autour des articulations. Elles peuvent être de taille variable, douloureuses ou inflammatoires et entraîner une gêne des mouvements lorsqu’elles se développent à proximité d’une articulation. Les lésions peuvent parfois s’ouvrir à la peau et provoquer des ulcérations, des écoulements d’un matériel blanchâtre contenant du calcium et du phosphate, ou des infections locales.

Des symptômes supplémentaires peuvent inclure des douleurs osseuses ou articulaires, des calcifications de certains tissus, notamment des

vaisseaux sanguins, ainsi qu’une atteinte osseuse inflammatoire appelée hyperostose. Celle-ci peut entraîner des douleurs, un gonflement localisé et un épaississement de la partie externe de certains os longs. Les manifestations et leur sévérité sont variables d’une personne à l’autre.

Ressources utiles

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