Définition
Le syndrome de leucoencéphalopathie-dysplasie spondylo-métaphysaire, également appelé H-SMD ou dysplasie spondylo-épimétaphysaire de type Bieganski, est une maladie génétique très rare qui touche le système nerveux et le squelette. L’atteinte neurologique correspond à une formation insuffisante de la myéline, l’enveloppe qui entoure les fibres nerveuses et facilite la transmission des messages nerveux. Les premiers signes apparaissent généralement au cours de la petite enfance et évoluent lentement.
Cette maladie est causée par des mutations du gène AIFM1, situé sur le chromosome X. Ce gène permet la production d’une protéine présente dans les mitochondries, des structures indispensables au fonctionnement énergétique des cellules. La protéine AIFM1 participe également à plusieurs mécanismes nécessaires au maintien du bon fonctionnement des cellules. Certaines mutations de AIFM1 perturbent à la fois la formation de la myéline et le développement du squelette, même si les mécanismes responsables de l’atteinte osseuse restent encore incomplètement compris.
La maladie est transmise selon un mode récessif lié au chromosome X. Une femme porteuse de la mutation a, à chaque grossesse, 50 % de risque de transmettre le chromosome X portant la mutation. Les garçons qui héritent de cette mutation développent généralement la maladie, tandis que les filles qui l’héritent sont généralement porteuses et ne présentent habituellement pas de symptôme. Un homme atteint transmet la mutation à toutes ses filles et à aucun de ses fils.
L’atteinte osseuse entraîne notamment une petite taille apparaissant après la naissance, des articulations parfois volumineuses et déformées et des contractures pouvant limiter certains mouvements. Les radiographies peuvent montrer des métaphyses élargies et irrégulières, de petites épiphyses, des doigts courts (brachydactylie), des vertèbres aplaties et une cyphoscoliose progressive. Des anomalies des hanches et du bassin peuvent également être présentes.
Sur le plan neurologique, les enfants peuvent présenter une détérioration progressive des capacités motrices, avec une raideur musculaire (spasticité), des troubles de l’équilibre et de la coordination (ataxie), des tremblements et des difficultés à articuler la parole (dysarthrie). Certains patients perdent progressivement certaines capacités motrices acquises, notamment la marche. Les capacités intellectuelles peuvent être normales ou légèrement altérées selon les personnes.
Une atteinte visuelle est également fréquente, avec notamment un nystagmus (mouvements involontaires des yeux) et parfois une diminution progressive de la vision liée à une atteinte de la rétine ou du nerf optique. Plus rarement, une baisse de l’audition, des convulsions ou une hypertension pulmonaire ont été rapportées. L’évolution est généralement lente, mais la sévérité reste variable d’une personne à l’autre.
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