Définition

Le syndrome IMAGe est une maladie génétique extrêmement rare. Son nom correspond aux principales manifestations de la maladie : un retard de croissance avant la naissance, des anomalies des zones de croissance des os (dysplasie métaphysaire), un développement insuffisant des glandes surrénales (hypoplasie surrénalienne congénitale).

Le syndrome IMAGe classique est causé par des mutations particulières du gène CDKN1C. Ce gène joue un rôle important dans le contrôle de la multiplication des cellules et donc dans la croissance de l’organisme.

Le syndrome IMAGe présente un mode de transmission particulier, lié à un mécanisme appelé empreinte génomique. Le gène CDKN1C est principalement actif lorsqu’il est hérité de la mère. Ainsi, seule la transmission maternelle de la mutation entraîne habituellement le développement de la maladie.

Une femme porteuse d’une mutation de CDKN1C responsable du syndrome IMAGe a, à chaque grossesse, 50 % de risque de transmettre la mutation et d’avoir un enfant atteint. Un homme porteur a également 50 % de risque de transmettre la mutation, mais l’enfant qui l’hérite de son père est habituellement non atteint.

Le retard de croissance se poursuit généralement après la naissance et entraîne une petite taille importante. Les anomalies osseuses peuvent être discrètes chez le jeune enfant et devenir plus visibles avec l’âge.

L’insuffisance surrénale est une manifestation majeure de la maladie. Les glandes surrénales ne produisent pas suffisamment certaines hormones indispensables au maintien de la pression artérielle, de l’équilibre en eau et en sels minéraux et à la réponse de l’organisme au stress. Elle peut se révéler dès les premières semaines de vie par une crise surrénalienne aiguë, avec notamment une déshydratation, une baisse importante de la pression artérielle, un taux de sodium trop bas et un taux de potassium trop élevé dans le sang. Cette complication peut être grave et nécessite une prise en charge médicale urgente. Chez certaines personnes, l’insuffisance surrénale apparaît plus tardivement.

Les anomalies du squelette comprennent principalement un retard de maturation osseuse ainsi que des anomalies des métaphyses et parfois des épiphyses, c’est-à-dire des zones situées aux extrémités des os longs. Les os longs peuvent être fins et certaines personnes présentent un raccourcissement des avant-bras ou des jambes. Plus rarement, une scoliose, des anomalies des hanches, une déviation du gros orteil (hallux valgus) ou une fragilité osseuse peuvent être observées. Des particularités du visage peuvent être présentes, notamment un front proéminent, une racine du nez large ou aplatie, de petites oreilles implantées bas et une petite mâchoire inférieure ou située en retrait.

Chez les garçons, les anomalies génitales sont fréquentes. Elles peuvent comprendre un pénis de petite taille (micropénis), une absence de descente d’un ou des deux testicules dans les bourses (cryptorchidie) ou un hypospadias, correspondant à une ouverture de l’urètre située plus bas que d’habitude sur le pénis. Ces anomalies génitales ne sont pas décrites chez les filles.

Une hypotonie (tonus musculaire diminué) et un retard des acquisitions motrices peuvent être observés chez certaines personnes. Le développement intellectuel est toutefois généralement normal.

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