Définition
L’hypoparathyroïdie auto-immune est une forme rare d’hypoparathyroïdie dans laquelle le système immunitaire s’attaque, de façon inappropriée, aux glandes parathyroïdes, de petites glandes situées dans le cou.
Cette atteinte peut être liée à des anticorps dirigés contre certaines cibles des parathyroïdes, notamment le récepteur sensible au calcium (CaSR), NALP5 ou d’autres éléments présents dans les cellules parathyroïdiennes. Cette réaction auto-immune peut altérer la production de PTH (hormone parathyroïdienne).
La PTH est une hormone indispensable pour maintenir un taux de calcium stable. Lorsqu’elle manque, l’organisme a plus de mal à remonter le calcium : la PTH intervient normalement en aidant à libérer du calcium à partir de l’os, à en retenir davantage par le rein et à produire la vitamine D active (calcitriol), qui améliore l’absorption intestinale du calcium. Elle contribue également à faire baisser le taux de phosphate dans le sang.
L’hypoparathyroïdie auto-immune se caractérise par un taux anormalement bas de calcium dans le sang (hypocalcémie) et un taux anormalement élevé de phosphate (hyperphosphatémie). Une hypercalciurie, c’est-à-dire une quantité trop élevée de calcium dans les urines, peut également être observée. Les symptômes peuvent varier en gravité et inclure des engourdissements ou des fourmillements, des spasmes musculaires, des troubles du rythme cardiaque ainsi que des manifestations neuropsychologiques, comme l’anxiété ou la dépression.
Enfin, dans cette forme auto-immune, d’autres maladies auto-immunes peuvent être associées. L’hypoparathyroïdie peut notamment s’intégrer dans un syndrome comme l’APECED, qui débute souvent dans l’enfance et dans lequel l’hypoparathyroïdie est très fréquente.
Pour aller plus loin : retrouvez les documents, outils et ressources consacrés à l’hypoparathyroïdie.
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